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vendredi 24 janvier 2025

Santé mentale : de l'importance de préserver les enfants

 

Chers parents,

La santé mentale a été labellisée Grande cause nationale pour l'année 2025, avec à la clé une vaste campagne de sensibilisation destinée à modifier la perception et la prise en charge de ces troubles dans l'Hexagone.

Alors que l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime à 13 millions le nombre de Français concernés par les troubles de la santé mentale, les plus jeunes sont loin d'être épargnés. D'après Santé publique France, la santé mentale des adolescents (11-17 ans) et des jeunes adultes (18-24 ans) ne cesse de se dégrader depuis la pandémie de Covid-19, tandis que la toute première étude nationale sur le bien-être des enfants (Enabee*) montre la nécessité d'intervenir dès le plus jeune âge.

On y apprend notamment que 13% des enfants âgés de 6 à 11 ans et scolarisés du CP au CM2 sont atteints d'au moins "un trouble probable de santé mentale", et que plus de 8% des enfants âgés de 3 à 6 ans sont touchés par au moins "un type de difficultés probables de santé mentale" avec une incidence sur leur vie quotidienne. 

Des chiffres qui rappellent l'importance de changer le regard et la perception de l'ensemble de la population sur les troubles psychiques et mentaux, mais aussi d'améliorer la prévention et le repérage précoce de ces troubles. 

🧘‍♀️Dans l'attente de la mise en place d'actions concrètes au niveau national tout au long de l'année, Santé publique France fournit des pistes pour préserver la santé mentale des plus jeunes générations : pratiquer une activité physique régulière, dormir suffisamment et avec des horaires réguliers, ou encore prendre du temps pour des loisirs et/ou un hobby. Le dialogue entre parents et enfants est également encouragé, dans un cadre non formel si possible, pour permettre à ces derniers de se confier sur d'éventuelles difficultés rencontrées.

📧 Si vous avez des questions, n'hésitez pas à nous contacter à l'adresse fcpe.lemel.larmeroux@gmail.com ou via le formulaire en pied de page.

*L'enquête Enabee est basée sur un échantillon représentatif de plus de 2.600 enfants âgés de 3 à 11 ans scolarisés en France hexagonale.


                                                                               Alysha Rosly / Unsplash



jeudi 16 janvier 2025

Enfants et écrans : quelles sont les recommandations ?

 

Chers parents,

Vous avez récemment pu visionner un webinaire de la FCPE sur les problématiques et enjeux liés à l'usage des smartphones par les enfants. Mais savez-vous qu'il existe des recommandations officielles en la matière, à l'échelle nationale et mondiale ? En voici un condensé qui vous aidera peut-être à fixer de nouvelles règles - ou à les maintenir - en vue de réduire - plus largement - l'exposition de vos enfants aux écrans.


                                                                                                                 Photo Kelly Sikkema/unsplash

Fin avril 2024, une commission d'experts missionnée par le chef de l'Etat a rendu ses conclusions quant à l’impact de l’exposition des jeunes aux écrans et fourni de nouvelles recommandations. Après examen des données existantes, dont les risques sur la santé physique et mentale des plus jeunes, il a notamment été préconisé d'interdire les écrans aux enfants âgés de moins de 3 ans, et d'interdire les téléphones portables aux enfants âgés de moins de 11 ans. Mais qui dit téléphone portable ne dit pas forcément internet et réseaux sociaux. La commission d'experts conseille de bloquer l'accès à internet jusqu'aux 13 ans de l'enfant, et aux réseaux sociaux jusqu'à ses 15 ans. Une recommandation qui fait sens si l'on considère que la majorité numérique est de toute façon fixée à 15 ans, en France, par la loi du 7 juillet 2023.

La méthode "3-6-9-12+" pour préserver les enfants

Notons que, dès 2008, le psychiatre Serge Tisseron s'est attelé à développer et à populariser la méthode dite des balises "3-6-9-12+", aujourd'hui relayée par de nombreux organismes dont la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives ou l'Association française de pédiatrie ambulatoire.

En résumé, le professionnel de santé recommande d'éviter les écrans avant l'âge de 3 ans et de privilégier "les jeux créatifs, les activités interactives et d’autres expériences cognitives sociales fondamentales", de les limiter entre 3 et 6 ans (jusqu'à une heure par jour maximum) et sous certaines conditions, puis de privilégier l'apprentissage à travers les écrans et de fixer des règles entre 6 et 9 ans. Serge Tisseron préconise par la suite, tout du moins entre 9 et 12 ans, d'apprendre aux enfants à gérer eux-mêmes leur temps d'écran et de "retard[er] le plus longtemps possible le moment d’acheter un téléphone mobile [aux] enfant[s]". Le must ? "Un téléphone à clapet sans Internet ni écran tactile", explique le spécialiste.

Des recommandations qui ne sont pas si éloignées de celles remises par la commission d'experts en avril dernier.


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vendredi 13 décembre 2024

Le harcèlement à l'école : l'affaire de tous

 



Chers parents, 

Début novembre, certains enfants ont participé à la semaine nationale de lutte contre le harcèlement à l'école à travers divers dispositifs dont un questionnaire d'auto-évaluation qu'ils ont rempli en classe. Mais le harcèlement entre élèves est l'affaire de tous, nous parents, inclus.

A ce titre, le ministère de l'Education nationale a présenté une campagne de sensibilisation d'envergure, dont le second volet prend la forme d'une expérience sociale filmée : des adultes deviennent témoins de scènes de harcèlement à l'école. Un court métrage qui met l'accent sur le décalage qui peut exister entre la perception des adultes et le vécu des enfants, et permet d'ouvrir le dialogue avec ces derniers.

L'occasion de rappeler également les dispositifs existants pour lutter contre le harcèlement à l'école, dont le numéro d'alerte gratuit et anonyme, le 3018 (appel direct ou tchat), pour signaler toute situation de harcèlement et obtenir de l'aide. Le numéro est accessible tous les jours, de 9h00 à 23h00. 

Une plateforme destinée à sensibiliser les parents d'élèves est également accessible en ligne : Non au harcèlement - des clés pour les familles.

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